Guide d'utilisation
Bienvenue. Ce guide vous accompagne dans la prise en main de votre mini-PC ASNUX et de son système Ubuntu. Il s'adresse à des personnes qui découvrent Linux — aucune connaissance préalable n'est nécessaire.
Sommaire
1 — Bienvenue dans votre ASNUX
Votre mini-PC ASNUX est un boîtier compact pré-configuré avec Ubuntu 26.04 LTS, une distribution Linux maintenue par Canonical et reconnue pour sa fiabilité.
Ce que vous venez d'allumer
- Le matériel : un ASUS NUC 14 Essential, processeur Intel N150, silencieux et économe en énergie.
- Le système : Ubuntu, gratuit, libre, et soutenu par une communauté mondiale.
- L'expérience : tout fonctionne dès le premier démarrage — pas de pilotes à installer, pas de licence à activer.
Pourquoi Linux, et pourquoi Ubuntu
Linux n'est pas Windows. Cela signifie quelques différences que ce guide va vous expliquer en douceur — toutes plutôt à votre avantage : pas d'antivirus à entretenir, pas de pop-ups commerciaux, des mises à jour rapides et sans redémarrage forcé en plein travail. La logique « propriétaire » de Windows est remplacée par une logique « commune » : le code source est public, des milliers de personnes le relisent, et votre système vous appartient pleinement.
Ubuntu est l'une des distributions Linux les plus utilisées dans le monde grand public. C'est aussi la distribution recommandée par ASUS pour ce modèle de NUC.
À propos de la version d'Ubuntu installée
Votre machine est livrée avec Ubuntu 26.04 LTS. Cette version n'est pas officiellement supportée par ASUS — la version officiellement supportée est Ubuntu 24.04 LTS. Pourquoi ce choix ?
Nous avons testé en profondeur la 26.04 LTS sur ce modèle, avec tous les périphériques optionnels que nous vendons. Tout fonctionne correctement, et nous n'avons constaté ni problème de stabilité ni de pilote manquant après plusieurs jours d'utilisation continue. La 26.04 LTS apporte des améliorations notables (paquets plus récents, support matériel plus à jour) qui justifient ce choix.
Si vous souhaitez basculer sur Ubuntu 24.04 LTS (par exemple pour respecter une politique d'entreprise), c'est tout à fait possible avec notre Clé USB bootable SanDisk Ultra 32 GB, qui contient les deux ISOs prêtes à l'emploi via Ventoy.
2 — Première étape : sécurisez votre machine
C'est la section la plus importante du guide. Lisez-la avant tout le reste.
Pourquoi pas de mot de passe au démarrage
Votre machine démarre directement sur le bureau, sans rien vous demander. C'est délibéré : nous avons activé l'option « Connexion automatique » lors de la préinstallation, pour vous offrir une mise en route sans friction.
Cette session ouverte automatiquement utilise un compte technique nommé asnux, créé pour les besoins de l'installation. Son mot de passe est également asnux (identique au nom d'utilisateur).
Pourquoi vous devez créer votre propre compte
Le compte asnux :
- a tous les pouvoirs sur le système (il appartient au groupe
sudo) ; - a un mot de passe public, connu de tous nos clients ;
- n'a pas vocation à être votre compte personnel.
Tant que vous l'utilisez tel quel :
- Une personne ayant un accès physique à votre machine peut s'en servir librement.
- Vos fichiers personnels ne sont protégés par aucun mot de passe à votre insu.
Bonne nouvelle côté réseau : nous n'avons pas activé SSH (la connexion à distance) par défaut. Le risque est donc local — c'est-à-dire physique — et non distant.
Procédure assistée ou manuelle
À votre premier démarrage, un assistant ASNUX s'ouvre automatiquement dans un terminal et vous guide pas-à-pas pour réaliser toute cette procédure en cinq minutes — sans avoir à lire ce qui suit. Son code source est public et auditable : github.com/asnux/welcome (bash, licence MIT, aucune connexion réseau).
Si vous avez fermé l'assistant par accident, ou si vous préférez tout faire à la main, voici la procédure manuelle équivalente.
Étape 1 — Créer votre compte personnel
- Cliquez sur l'icône système en haut à droite, puis ouvrez les Paramètres.
- Allez dans la section Système → Utilisateurs.
- Cliquez sur le bouton « Déverrouiller » en haut à droite. Quand le mot de passe administrateur est demandé, entrez
asnux. - Cliquez sur « Ajouter un utilisateur… ».
- Choisissez « Administrateur » comme type de compte.
- Renseignez votre prénom, un nom d'utilisateur (idéalement court, en minuscules, sans espace ni accent) et un mot de passe solide.
Très important : ne perdez jamais ce mot de passe. Sans lui, vous ne pourrez plus utiliser
sudo, ce qui rendra votre compte inutilisable pour toute opération système (mises à jour, installation de logiciels, etc.). En cas de perte, la seule solution est de réinstaller le système. Notez-le dans un gestionnaire de mots de passe fiable (Bitwarden, KeePassXC, le trousseau de votre navigateur), ou sur papier dans un endroit sûr.
Étape 2 — Désactiver la connexion automatique
Toujours dans Paramètres → Système → Utilisateurs :
- Sélectionnez le compte
asnuxdans la liste. - Désactivez l'interrupteur « Connexion automatique ».
Étape 3 — Se connecter avec votre nouveau compte
- Déconnectez-vous (icône système en haut à droite → « Se déconnecter »).
- À l'écran d'accueil, choisissez votre compte et entrez votre nouveau mot de passe.
- Vérifiez que votre nouveau compte fonctionne correctement : ouvrez les Paramètres et tentez d'aller sur la page « Utilisateurs ». Si vous arrivez à la déverrouiller avec votre nouveau mot de passe, votre compte a bien les droits administrateurs. C'est la preuve que vous pouvez supprimer
asnuxen toute sécurité.
Étape 4 — Supprimer le compte asnux
Maintenant que vous êtes connecté avec votre propre compte et que vous avez vérifié qu'il fonctionne correctement :
- Dans Paramètres → Système → Utilisateurs, déverrouillez la page avec votre mot de passe.
- Sélectionnez le compte
asnux. - Cliquez sur « Supprimer l'utilisateur… » et choisissez « Supprimer les fichiers » pour libérer l'espace disque utilisé par ce compte.
Votre machine est maintenant à votre nom, avec un mot de passe que vous seul connaissez. Bravo.
Variante : si vous préférez conserver
asnuxcomme filet de sécurité en cas d'oubli de votre mot de passe, ne le supprimez pas — mais changez son mot de passe immédiatement pour quelque chose de personnel. Tant qu'il gardeasnuxcomme mot de passe, votre machine reste vulnérable.
3 — Comprendre votre système
Pour utiliser Ubuntu sereinement, trois notions suffisent. Aucune n'est compliquée, mais elles sont partout — autant les saisir d'un coup.
Le compte utilisateur, votre identité sur la machine
Chaque action sur votre Ubuntu est associée à un compte utilisateur — celui sous lequel vous êtes connecté. C'est ce qui distingue votre dossier ~/Documents de celui d'un autre utilisateur, vos paramètres GNOME, vos applications préférées.
Sur votre machine, vous avez probablement un seul compte (le vôtre, créé à la Section 2). En entreprise ou en famille, plusieurs comptes peuvent coexister sans se gêner : chacun voit le sien, personne n'a accès à ceux des autres sans autorisation.
À noter : il existe toujours un compte spécial, invisible et non-connectable, appelé
root. C'est le « super-utilisateur », celui qui a tous les pouvoirs sur la machine. On n'y touche jamais directement — voir la notion desudoplus bas.
Le mot de passe, votre clé
Votre mot de passe sert à deux choses :
- Vous identifier au démarrage de session (si vous avez désactivé la connexion automatique à la Section 2).
- Autoriser les actions sensibles, comme installer un logiciel, mettre à jour le système ou modifier les paramètres système.
Tant que vous restez dans votre dossier personnel, à naviguer sur le web ou à écrire un document, aucune ré-authentification ne vous est demandée. C'est uniquement quand vous touchez au système que votre mot de passe est redemandé. Cette logique « par défaut, on ne touche à rien d'important » est ce qui rend Linux structurellement sûr.
sudo, l'élévation temporaire de pouvoir
sudo (« super user do ») est le mot magique qui vous laisse, le temps d'une commande, agir en tant que root. Vous tapez votre mot de passe pour confirmer que vous êtes bien vous, le système exécute l'action, puis vous redevenez un utilisateur ordinaire.
C'est l'équivalent Linux du « Voulez-vous autoriser cette modification ? » sous Windows — sauf qu'il est demandé au cas par cas, pour des opérations précises, plutôt que comme un pop-up générique. Plus précis, donc plus sûr.
En clair :
- Ouvrir un fichier dans
~/Documents→ pas desudo. - Installer un logiciel →
sudo. - Modifier la configuration réseau →
sudo. - Supprimer le compte d'un autre utilisateur →
sudo.
Pourquoi ce modèle vous protège naturellement
Imaginez qu'un programme malveillant arrive sur votre ordinateur — par une page web piégée, une pièce jointe douteuse, peu importe. Sous Windows, il s'exécute souvent avec les pleins pouvoirs et peut chiffrer vos fichiers, voler vos mots de passe, ou s'installer en démarrage. Sous Ubuntu, ce même programme :
- s'exécute par défaut avec vos privilèges d'utilisateur seulement ;
- ne peut pas modifier les fichiers système ;
- ne peut pas démarrer un service au boot ;
- ne peut rien faire d'« administrateur » sans vous demander explicitement votre mot de passe — ce que vous n'allez pas accorder à un programme inconnu.
C'est pour ça que Linux n'a jamais eu besoin d'antivirus généraliste à la Windows : l'OS lui-même est conçu pour rendre les actions destructrices difficiles, pas seulement à détecter après coup.
4 — Installer des logiciels
Sous Windows, vous êtes peut-être habitué à : trouver un logiciel sur Google → télécharger un .exe → double-cliquer → cliquer sur « Suivant » dix fois.
Ce schéma n'est pas la norme sous Linux. Et c'est une excellente nouvelle pour vous.
La philosophie Linux : des « dépôts » plutôt que du téléchargement libre
Sous Ubuntu, les logiciels sont distribués via des dépôts officiels maintenus par Canonical et la communauté Ubuntu. Un dépôt est une bibliothèque centralisée de paquets logiciels, dont chacun est :
- signé cryptographiquement par son mainteneur — impossible pour un tiers de glisser un faux paquet à la place du vrai ;
- vérifié par des humains avant publication ;
- mis à jour automatiquement avec le système.
Quand vous installez un logiciel depuis un dépôt, vous avez les mêmes garanties que pour Ubuntu lui-même : pas de bundle pourri, pas de barre d'outils sponsor, pas de spyware caché. Juste le programme que vous avez demandé.
Méthode 1 — Le Centre d'applications (recommandé)
C'est l'équivalent du « Store » sur smartphone. Cliquez sur l'icône App Center (ou Logiciels Ubuntu selon la version), recherchez le nom de l'application, cliquez sur « Installer ». Tapez votre mot de passe quand demandé. Terminé.
Le Centre d'applications agrège plusieurs sources : les dépôts Ubuntu officiels, les paquets Snap (paquets isolés maintenus par Canonical), et Flathub (paquets isolés communautaires). Toutes ces sources sont signées et vérifiées — vous pouvez piocher dedans sans inquiétude.
Quelques exemples d'applications utiles à installer dès le premier jour :
- Firefox ou Chromium (souvent déjà préinstallé)
- Thunderbird pour la messagerie
- LibreOffice (suite bureautique complète, déjà préinstallée)
- VLC pour la vidéo
- GIMP pour la retouche d'image
- Bitwarden ou KeePassXC pour gérer vos mots de passe
Méthode 2 — Le terminal avec apt (pour aller plus vite)
apt est l'outil ligne de commande qui gère les paquets Ubuntu. Pour installer un logiciel, une seule commande suffit :
sudo apt install <nom-du-paquet>
Par exemple, pour installer le navigateur Chromium :
sudo apt install chromium-browser
Vous tapez votre mot de passe, le système télécharge, vérifie la signature, et installe. Pas plus long qu'avec le Centre d'applications, et utile à connaître parce que beaucoup de tutoriels en ligne vous donneront des instructions sous cette forme.
Pour mettre à jour la liste des paquets disponibles, puis installer les mises à jour de sécurité de tout le système :
sudo apt update
sudo apt upgrade
À faire de temps en temps (une fois par semaine, ou quand le système vous le suggère).
Pourquoi pas d'antivirus ? (la vérité honnête)
Vous avez sûrement entendu « Linux n'a pas besoin d'antivirus ». C'est largement vrai, mais pas par magie. Voici pourquoi :
- Le modèle de permissions (voir Section 3) empêche un programme exécuté à votre niveau de toucher au système. C'est le rempart principal.
- Les dépôts officiels sont signés. Vous ne téléchargez jamais un binaire douteux récupéré au hasard ; vous prenez dans un magasin certifié.
- Linux est minoritaire sur le desktop. Économiquement, écrire un malware visant Ubuntu est peu rentable pour les cyber-criminels — ils ciblent en priorité Windows et macOS.
Mais les vrais risques qui restent, et que l'antivirus ne couvrirait pas non plus :
- Le phishing : un mail qui vous demande votre mot de passe sur un faux site Ubuntu/Banque/Amazon. Aucun antivirus n'arrête ça — c'est votre vigilance qui compte.
- Les mots de passe faibles ou réutilisés. Installez un gestionnaire de mots de passe (Bitwarden, KeePassXC) dès aujourd'hui.
- Les dépôts tiers (PPA) non audités. Si un tutoriel vous demande d'ajouter un dépôt avec
add-apt-repository ppa:randomguy/randomstuff, réfléchissez avant. Préférez toujours les dépôts officiels ou Flathub. - Les extensions de navigateur. Aussi dangereuses sous Linux que sous Windows. Installez-en peu, des connues, et révisez régulièrement.
Ce qu'il faut éviter
- Télécharger un fichier
.debau hasard sur un site inconnu pour l'installer en double-cliquant — c'est précisément le réflexe Windows à désapprendre. Si un éditeur sérieux propose un.deb(ex : Slack, Zoom, Spotify), allez le chercher sur leur site officiel, vérifiez la signature, et installez-le avecsudo apt install ./fichier.deb. - Copier-coller aveuglément des commandes depuis un site web sans comprendre ce qu'elles font, surtout si elles commencent par
sudo. Une commande malveillante peut vous demander votre mot de passe et tout détruire — exactement comme sous Windows. - Désactiver le pare-feu ou les mises à jour de sécurité « pour gagner du temps ». Les mises à jour Ubuntu sont rapides et n'imposent pas de redémarrage forcé en plein travail : elles ne méritent pas qu'on les désactive.
5 — Le terminal, guide de survie
Le terminal — aussi appelé « shell », « console » ou « ligne de commande » — est une fenêtre dans laquelle vous tapez du texte au lieu de cliquer. Cela paraît austère au premier contact, mais c'est en réalité l'outil le plus efficace pour beaucoup d'opérations système, et la plupart des tutoriels Linux passent par là. Cette section vous donne les bases pour ne pas vous sentir perdu.
Ouvrir un terminal
Plusieurs façons, prenez celle qui vous convient :
- Raccourci clavier :
Ctrl+Alt+T— fonctionne sur la quasi-totalité des bureaux Linux. - Application Terminal dans le menu Activités.
- Clic droit sur le bureau (selon la version d'Ubuntu) → « Ouvrir dans un terminal ».
Une fenêtre noire (ou de la couleur de votre thème) s'ouvre, avec un prompt qui ressemble à ceci :
utilisateur@machine_asnux:~$
Décomposons ce prompt :
utilisateur: votre nom d'utilisateur.machine_asnux: le nom de votre machine.~: le dossier dans lequel vous êtes. Le tilde~signifie « mon dossier personnel » (équivalent de/home/utilisateur).$: indique que vous êtes un utilisateur ordinaire. Si vous voyez#à la place, vous êtes en moderoot— méfiance, toute commande est exécutée avec les pleins pouvoirs.
Les 10 commandes à connaître
| Commande | À quoi ça sert |
|---|---|
pwd | Affiche le dossier courant (Print Working Directory). Pratique quand on s'est perdu. |
ls | Liste les fichiers et dossiers du dossier courant. ls -la pour tout voir, y compris les fichiers cachés. |
cd <dossier> | Change de dossier (Change Directory). cd .. pour remonter d'un cran, cd ~ pour rentrer chez vous. |
cat <fichier> | Affiche le contenu d'un fichier texte dans le terminal. |
mkdir <nom> | Crée un nouveau dossier (Make Directory). |
cp <source> <destination> | Copie un fichier. |
mv <source> <destination> | Déplace ou renomme un fichier. |
rm <fichier> | Supprime un fichier. Attention : pas de corbeille, c'est définitif. |
sudo apt update | Rafraîchit la liste des paquets disponibles. |
sudo apt install <paquet> | Installe un paquet depuis les dépôts officiels. |
Ces dix commandes couvrent 80 % des cas d'usage. Pour le reste, votre meilleur ami est man <commande> (manuel d'une commande, presque tout y est expliqué — quittez avec q).
Comprendre sudo, sans se faire avoir
Quand vous tapez une commande commençant par sudo, le système :
- Vérifie que votre compte appartient au groupe
sudo(le compte que vous avez créé en Section 2 en fait partie). - Vous demande votre mot de passe (la première fois dans une session ; il est ensuite mis en cache quelques minutes).
- Exécute la commande avec les pleins pouvoirs, puis vous rend la main.
Quand vous tapez votre mot de passe à l'invite [sudo] password for utilisateur:, rien ne s'affiche : ni étoiles, ni points, ni curseur qui bouge. C'est normal — le shell masque la saisie pour des raisons de sécurité. Tapez, validez avec Entrée.
Copier-coller une commande sans danger
Beaucoup de tutoriels en ligne donnent des commandes à copier-coller. Suivez ces règles :
- Lisez la commande avant de la coller. Si elle commence par
sudo, demandez-vous ce qu'elle va modifier. Si vous ne comprenez pas et que vous ne faites pas confiance à la source, n'exécutez pas. - Méfiance avec
curl ... | bash: cette construction télécharge un script depuis internet et l'exécute immédiatement. Très pratique, très utilisée par les éditeurs sérieux (Docker, Rust, etc.), mais c'est aussi le canal d'attaque rêvé si vous ne connaissez pas la source. Préférez télécharger le script, le lire, puis l'exécuter. - Dans un terminal,
Ctrl-Cne signifie pas « copier » — il signifie « interrompre la commande en cours ». Pour copier-coller, utilisezCtrl-Maj-CetCtrl-Maj-V, ou le clic droit → Copier / Coller.
Quitter le terminal
exit ou Ctrl-D ferment la session, ce qui ferme aussi la fenêtre. Vous pouvez aussi simplement fermer la fenêtre — aucune procédure d'arrêt particulière n'est nécessaire si vous ne lancez pas une commande longue.
6 — Votre Clé USB bootable SanDisk Ultra 32 GB (si commandée)
Si vous avez choisi l'option clé USB bootable à la commande, voici ce qu'elle contient et comment l'entretenir. Si vous ne l'avez pas commandée, vous pouvez sauter cette section.
Ce que contient votre clé
Votre clé est une SanDisk Ultra 32 GB USB 3.0 sur laquelle nous avons préinstallé :
- Ventoy, un outil libre (licence GPL v3) qui transforme une clé USB en lanceur multi-ISO ;
- l'image d'installation Ubuntu 26.04 LTS — la même version que celle livrée sur votre mini-PC ;
- l'image d'installation Ubuntu 24.04 LTS — la version officiellement supportée par ASUS pour ce modèle de NUC.
Ventoy est figé à la version disponible à la date d'expédition de votre clé. Pour vérifier la version installée : branchez la clé sur un ordinateur, ouvrez la partition Ventoy, et regardez le fichier ventoy/ventoy.json ou la version affichée à l'écran de démarrage de la clé.
Démarrer votre mini-PC depuis la clé
- Branchez la clé sur un port USB-A de votre mini-PC, machine éteinte.
- Allumez la machine, puis appuyez sur la touche
F10(boot menu ASUS NUC) pendant l'écran de démarrage — à répéter rapidement si vous ratez la fenêtre. - Sélectionnez la clé USB dans la liste (elle apparaît sous un nom du type
UEFI: SanDisk Ultra ...). - L'écran d'accueil Ventoy s'affiche, listant toutes les ISOs disponibles sur la clé. Choisissez celle que vous voulez lancer avec les flèches du clavier, puis
Entrée.
Ajouter votre propre ISO à la clé
La magie de Ventoy : vous n'avez pas besoin de "graver" un nouveau support à chaque ISO. Branchez simplement la clé sur n'importe quel ordinateur (Linux, macOS ou Windows) et glissez-déposez un fichier .iso dans la partition principale de la clé (celle qui porte le label Ventoy).
Au prochain démarrage de la clé, Ventoy listera automatiquement la nouvelle ISO aux côtés d'Ubuntu. Vous pouvez ainsi conserver sur une seule clé : Ubuntu, Fedora, Mint, GParted, un Live USB de récupération Windows… aucun reformatage requis.
Astuce : téléchargez vos ISOs depuis les sites officiels, pas depuis des miroirs inconnus. Cela vous évite de booter sur une ISO compromise. Les sites officiels publient aussi des sommes de contrôle (SHA256) que vous pouvez vérifier avant d'écrire le fichier sur la clé.
Mettre à jour Ventoy lui-même
Ventoy connaît environ une mise à jour mineure par trimestre. La mise à jour est facultative : votre clé continue de fonctionner indéfiniment avec la version installée, mais vous bénéficiez parfois d'un meilleur support de nouvelles ISOs ou de correctifs de sécurité en restant à jour.
La procédure de mise à jour préserve les ISOs déjà sur la clé — vous ne perdez rien.
Sous Ubuntu (ou sur votre ASNUX)
- Allez sur ventoy.net/en/download.html et téléchargez la version Linux la plus récente (
ventoy-x.y.z-linux.tar.gz). - Extrayez l'archive dans votre dossier
Téléchargements:cd ~/Téléchargements tar -xf ventoy-*-linux.tar.gz cd ventoy-* - Branchez votre clé. Identifiez son nom de périphérique avec
lsblk(ce sera typiquement/dev/sdb, jamais/dev/sdaqui est votre disque interne — vérifiez bien la taille pour confirmer). - Lancez l'outil graphique Ventoy fourni avec l'archive :
sudo bash VentoyGUI.x86_64 - Sélectionnez la clé dans la liste, choisissez Upgrade (pas Install), confirmez. L'opération prend une trentaine de secondes.
⚠ Attention : utilisez bien le bouton Upgrade et pas Install — ce dernier reformaterait la clé et supprimerait vos ISOs.
Sous Windows ou macOS
Téléchargez le pack correspondant à votre système depuis ventoy.net/en/download.html, lancez l'exécutable graphique fourni, et utilisez de la même façon le bouton Upgrade.
Si vous perdez ou abîmez la clé
Vous pouvez recréer une clé Ventoy équivalente sur n'importe quelle clé USB de 8 GB minimum :
- Téléchargez Ventoy depuis ventoy.net.
- Lancez l'outil graphique sur la clé vierge, choisissez Install (cette fois oui), validez.
- Téléchargez les ISOs Ubuntu depuis ubuntu.com/download/desktop et copiez-les dans la partition
Ventoy.
7 — Aller plus loin
Ce guide vous a donné les bases pour utiliser votre ASNUX au quotidien et installer ce qu'il vous faut. Pour le reste, vous n'êtes pas seul — l'écosystème Ubuntu francophone est vaste, gratuit, et largement ouvert aux nouveaux venus.
Voici nos suggestions de prochaines étapes, par intention.
Quand vous avez une question précise
- doc.ubuntu-fr.org — la documentation collaborative francophone d'Ubuntu. C'est la première ressource à consulter pour « comment fait-on X sous Ubuntu ». Très bien rédigée, à jour, et indexée par Google.
- forum.ubuntu-fr.org — le forum d'entraide. Posez une question, quelqu'un vous répond, généralement dans la journée. Si une fonctionnalité vous bloque, fouillez d'abord le forum : il y a 90 % de chances que la question ait déjà été posée et résolue.
- ask.ubuntu.com — la version anglophone, type Stack Overflow. Plus volumineuse, parfait pour les sujets pointus. Google vous y enverra souvent.
Astuce : pour beaucoup de logiciels, taper
man <nom-de-la-commande>dans un terminal ouvre la documentation locale. Par exempleman aptvous explique toutapt. On en sort avec la toucheq.
Quand vous voulez approfondir Linux
- Linux pour les Nuls — les ressources de la communauté LinuxFr.org, point de rencontre principal des linuxiens francophones depuis 25 ans.
- The Linux Command Line (Linux Foundation, gratuit en PDF) — le manuel de référence pour aller vraiment loin avec le terminal. Disponible en anglais. La traduction française circule sur internet (cherchez « Linux Command Line PDF français »).
Quand vous touchez au matériel ASUS
- Page produit ASUS NUC 14 Essential — les fiches techniques détaillées, les manuels, et les pilotes officiels. Utile si vous voulez démonter le boîtier ou ajouter de la RAM.
- Page support ASUS — pour les questions de garantie constructeur (qui couvre vos 2 premières années — voir nos CGV pour les détails ASNUX).
Quelques outils que vous voudrez probablement installer un jour
À ajouter au fil de l'eau, via le Centre d'applications ou sudo apt install :
- Timeshift — sauvegardes automatiques du système, à la « Time Machine ». Très fortement recommandé. Avec Timeshift configuré, vous pouvez expérimenter sans peur : un retour arrière prend cinq minutes.
- Bitwarden ou KeePassXC — gestionnaire de mots de passe. À installer dès aujourd'hui si ce n'est pas déjà fait. C'est le meilleur investissement temps/sécurité que vous pouvez faire.
- GIMP — retouche d'image, équivalent libre de Photoshop.
- Inkscape — dessin vectoriel, équivalent d'Illustrator.
- OBS Studio — capture d'écran et streaming.
- Flameshot — captures d'écran annotées en un raccourci clavier.
Pour rester informé
- LinuxFr.org — l'actualité Linux en français. Quotidien, sérieux, jamais tape-à-l'œil.
- Ubuntu Weekly Newsletter — la lettre hebdomadaire d'Ubuntu. En anglais, mais concise.
Et bien sûr, ASNUX
Si la question concerne spécifiquement votre mini-PC (livraison, garantie, configuration sortie d'usine, périphériques achetés ici), écrivez-nous à contact@asnux.com. Pour les sujets Ubuntu généraux, le forum francophone vous répondra plus vite et plus précisément que nous.
Ce guide évoluera avec vos retours et vos questions. N'hésitez pas à nous écrire à contact@asnux.com si vous trouvez une erreur, si une explication n'est pas claire, ou si un sujet manque.